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Renault Captur, à l’assaut des trottoirs

Modèles essayés : Renault Captur DCI 90 / Renault Captur TCE 120 EDC

J’ai été convié en mars dernier à la présentation du Renault Captur sur les toits du Little Grand Studio à Aubervilliers. Une présentation façon drive-in avec la présence de Laurens Van Den Acker en personne qui nous expliquait sa prise en main du design de la marque au losange.
A la suite de cette présentation, j’avais rédigé un petit article au sujet du Captur sur TrendSpotin dans lequel j’émettais quelques réserves sur le Captur, tant sur les ambitions de la marque autour de ce modèle que sur les qualités de la voiture en elle-même.
Renault m’a donc proposé de venir tester le Captur en conditions réelles sur les routes du pays Basque.

Avant d’aller plus loin et pour mettre les choses au clair, le Captur est un nouveau modèle, lancé par Renault au printemps, pour succéder au Modus (qui loin d’être un véritable échec commercial n’a pas rencontré le succès d’autres modèles de la gamme).Tout nouveau modèle donc ; fini le minispace, place au crossover urbain.

Premier jour, le temps est couvert et nous prenons la route direction San Sebastian en Espagne à bord d’un Captur DCI 90. De par sa taille et ses attributs de baroudeurs, le Captur parait lourd et on a peur que le 90ch associé au DCI soit un peu juste pour appréhender aisément les routes sinueuses du pays Basque.
Finalement, ne pesant que 100 kg de plus qu’une Clio IV (soit le poids de la Clio III), le Captur ne s’en sort pas trop mal. La boite est plutôt agréable et on se prend à jouer avec.

Jouer certes, mais sans trop s’aventurer hors des sentiers battus. Le brouillard tombe, les obstacles surgissent devant le capot, mais la voiture se comporte bien. On tente de s’aventurer sur un petit chemin caillouteux mais on revient vite à la raison : le Captur ne dispose pas de transmission intégrale ; il n’est pas fait pour cela.

Deuxième jour, on décide de tester l’autre moteur, le TCE 120 EDC. Plus puissant, boite à double embrayage… On le ressent. Le Captur est plus vif, plus incisif aussi mais on reste un peu sur notre faim : on s’attendait à vraiment plus de sportivité mais les rapports s’enchaînent plutôt bien. Cette motorisation est assez à l’aise sur route, mais peine un peu sur autoroute, il ne faut pas hésiter à prendre un peu d’élan pour effectuer les dépassements.

Si je ne devais en garder qu’un, bien que n’étant pas fan des boites auto et habitué du diesel au quotidien (oui, c’est mal), je me rabattrais sur la version essence TCE 120 avec la boite EDC qui s’en sort plutôt bien et qui donne au Captur tout son intérêt de gros jouet.

Côté équipement et vie à bord, la présentation est soignée mais les matériaux restent un peu décevants et en dessous de ce à quoi Renault avait pu nous habituer jusqu’à présent. Les plastiques durs viennent gâcher le tableau (oui, ca renforce le côté « baroudeur » mais bon…). Le Captur peut évidemment être équipé du nouveau système R-Link, sorte d’iPad embarqué made in Renault qui accompagné de son propre store d’applications peut démultiplier les fonctionnalités embarquées de votre voiture (Coyote, Mail, Twitter… évidemment et heureusement, ces deux fonctions se désactivent automatiquement en roulant)
Son gabarit réduit (proche d’une Clio), sa position surélevée, ses personnalisations multiples (décorations de toit, inserts intérieurs, sellerie zippée, coloris flashy), sans oublier son immmmmense boite à gants (sous forme de tiroir) nous laissent à penser que la cible est avant tout féminine. Une cible qui ne s’aventurera probablement peu ou pas, hors des villes.

Renault Captur #1 Parking

Captur #2

Captur #4 Tableau Bord

Captur #3

Déception, Renault affirme qu’aucune version RS du Captur n’est envisagée… Pas non plus de version 4 roues motrices prévue. On se rattrapera sur des séries limitées plus « outdoor » (avec notamment l’arrivée prochaine du système Extended Grip disponible sur le Scénic Xmod)

___
+
On aime 
: le bi-ton qui permet de multiples combinaisons de coloris (attention, elles ne sont pas toujours heureuses) / le système R-Link, intuitif et astucieux / la prise de risque de Renault de s’aventurer sur un segment où la concurrence est de plus en plus forte (Nissan Juke, leader et précurseur, Peugeot 2008, Citroën C4 Aircross…).
On regrette : l’absence dans les options, d’un toit ouvrant (ou à minima, panoramique en verre) / les plastiques durs / le choix restreint de motorisations (un seul Diesel… pour le marché Français, ca risque peut-être de pêcher).

Un grand merci à @Renault_live pour le week-end à Biarritz.

Tombé dans une caisse de Majorette® (les voitures, pas les filles) quand j'étais tout petit, je suis passé à l'échelle 1/1 en grandissant. Frustré quand je suis passager, j'aime conduire, surtout les voitures de papa. Et sinon dans la vraie vie, je suis community manager dans une agence qui élève aussi des kangourous.

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