logo

Volkswagen Amarok. Et de la boue.

Modèle essayé : Volkswagen Amarok BITDI 180 BVA8 4motion Highline Double Cab (oui ça fait beaucoup)

La Normandie (comme d’habitude), de la pluie (comme d’habitude, enfin presque), de la terre… de la boue donc et une voiture. Enfin voiture, si on peut encore classer l’Amarok dans cette catégorie. On serait presque plus proche du camion… C’est en tout cas ce qu’on se dit en le voyant. De toute façon, c’est dans la catégorie des utilitaires qu’il se retrouve rangé.

Quand on vous met dans les mains, un engin pareil, il n’est pas question d’envisager de rester sur Paris… Déjà parce que vous aurez du mal à vous stationner, même dans les parkings ou la taille de l’Amarok risque de compliquer les choses et puis surtout parce que vous risqueriez d’écraser plein de trucs (des gens, des Smart…) sans même vous en rendre compte. A vrai dire, prendre la route au volant de cet engin vous obligera à vous poser quelques questions « mais t’es sur que ça passe en hauteur là ? » – « Non mais on rentre pas là ? ».

Direction la Normandie donc… Sur route, les 4×4 d’aujourd’hui sont plutôt à l’aise. En même temps, là est leur principale utilisation, puisque peu de propriétaires de ce type de véhicules pratiquent le franchissement. Pour le pick-up, c’est un peu différent. Les conducteurs qui font l’acquisition d’un Amarok par exemple ont bien souvent un usage assez spécifique de leur voiture (on pense notamment aux artisans). Clairement, rouler en pick-up quand vous n’avez rien de spécial à transporter, ça ne sert pas à grand chose, soyons honnêtes… On a d’ailleurs eu un peu de mal à récupérer nos (ridicules) petits sacs de week-end au fond de la benne.

Et pourtant, sur route donc, l’Amarok s’en sort plutôt très bien. D’abord, parce que quand Volkswagen décide d’investir un nouveau segment, ils mettent tout leur savoir-faire en oeuvre… Quand vous montez dans l’Amarok, vous êtes bien au volant d’une Volkswagen, avec la richesse des équipements et le confort qu’on leur connait (on a testé la version Highline Double Cab en même temps). Sellerie en cuir (et sièges chauffants), Bluetooth… tous les équipements d’une « bonne » voiture d’aujourd’hui (la qualité de finition en moins, utilitaire oblige). A l’exception près que vous dominez la route avec une position de conduite ultra-haute (coucou les Smart sur le périph).

Ensuite parce que le BITDI de 180 chevaux couplé à la boite auto à 8 rapports est parfaite sur route. On oublie rapidement la boite mais surtout le gabarit de l’auto, ça glisse tout seul et les 180 chevaux entraînent aisément les 2 tonnes de la bête. On est certainement loin des gros SUVs taillés pour avaler les kilomètres, mais l’Amarok n’a pas à rougir de ses performances.

Qui plus est, le moteur assure un compromis agrément/prestation/consommation vraiment acceptable… Ne consommer « que » 10,6 L / 100 km sur le week-end, vu le poids, ça reste quand même raisonnable.

En tout-terrain… bon en fait, on ne l’a pas vraiment testé en condition tout-terrain. Les chemins publics ou pistes, accessibles en « voiture » sont assez peu nombreux à vrai dire, même en Normandie. Mais en Normandie, on a de la boue, beaucoup de boue. Surtout quand il pleut. Et les 4×4 ça aime la boue. Alors pourquoi pas un pick-up ?

C’est donc dans un bain de boue qu’on a trainé l’Amarok, histoire de le salir un peu d’abord et puis de le faire un peu « glissouiller ». Mode 4×4 activé, ESP déconnecté, let’s go… Bon en réalité, ça glisse pas énorme, même dans 30 à 40 cm de boue. Mais entendre la boue claquer dans les passages de roue (pendant encore 1h bonne heure de route après), c’est toujours sympa :)
Même si la glisse est limitée, et en même temps, pas sur que ses propriétaires aient spécialement envie de perdre le contrôle de leur outil de travail, on sent que l’Amarok a quand même un petit potentiel de fun.

Si vous décidiez de faire du franchissement avec un Amarok, vous seriez peut-être un peu dérangé par l’absence de rapport court sur cette BVA8 qui risquerait de vous mettre en difficulté. Il vous resterait toujours l’option boite mécanique. La BVA limite donc un peu l’usage mais apporte d’un autre côté, un réel confort d’utilisation sur route.

En fait, l’Amarok est un très très gros jouet (avec une très très grosse benne) et qui vous fait sourire très très bêtement quand vous croisez des gens sur la route (bin oui parce qu’on dirait qu’ils sont très très petits) :)

VW Amarok - Flat-out 10

VW Amarok - Flat-out 3

VW Amarok - Flat-out 6

VW Amarok - Flat-out 2

VW Amarok - Flat-out 1

VW Amarok - Flat-out 8

VW Amarok - Flat-out 4

Ah bin oui, on avait prévenu qu’on l’avait sali…

___
+ On aime 
: le principe du pick-up (tout bêtement) / la conso modérée au vu du poids / la BVA8, juste parfaite sur route / le confort pour un véhicule d’origine utilitaire
 On regrette : le gabarit qui limite quand même l’usage / l’intérêt si on a rien à transporter (enfin ça c’est nous qui sommes un peu con en même temps, parce que c’est le principe du pick-up)

Merci à Volkswagen FR et GroupM pour le prêt de l’Amarok (parce qu’on a été con de vouloir essayer un pick-up… mais on a aimé et c’était drôle).
Ah et merci au GDB tant qu’on y est, sans qui nous n’aurions pas eu à aller chercher la voiture loin (très loin) :)
Et pardon à tous les gens qu’on a croisé sur la route ce week-end là et à qui on a fait peur.

Tombé dans une caisse de Majorette® (les voitures, pas les filles) quand j'étais tout petit, je suis passé à l'échelle 1/1 en grandissant. Frustré quand je suis passager, j'aime conduire, surtout les voitures de papa. Et sinon dans la vraie vie, je suis community manager dans une agence qui élève aussi des kangourous.

Leave a Reply

*

captcha *