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Volvo V60 Plug-in Hybrid. Branchez, Roulez.

Modèle essayé : Volvo V60 Plug-in Hybrid D6 AWD Xenium (2013)

D’abord, pour éviter toute confusion, c’est bien la version 2013 que nous avons eu la chance d’essayer… et non la version 2014, déjà commercialisée. A vrai dire, peu de différence, si ce n’est esthétique, puisque la version 2014 reprend notamment la calandre de la nouvelle gamme 60 (S, V et XC).

Alors pourquoi essayer cette voiture ? D’abord, parce que je suis amoureux de cette marque. Depuis longtemps déjà et mon amour ne cesse de croitre à chaque nouveau modèle (bon, ok je n’ai pas -trop- aimé le « coupé-concept » présenté au dernier salon de Francfort… alors on verra ce que l’avenir nous réserve). Ensuite parce que la V60 est un modèle phare de la gamme, un de ces breaks qui à fait et continue de faire la réputation de Volvo. Et puis aussi parce qu’on a pas spécialement l’habitude de prendre le volant de véhicules hybrides… qui plus est rechargeables.

Aujourd’hui, en matière de « voitures vertes », il y a deux écoles ; ceux qui prônent le tout électrique quitte à s’en mordre les doigts (non je ne pointe aucun constructeur Français du doigt), et puis il y a ceux qui se sont dirigés vers l’hybride depuis déjà très longtemps et qui ont réussi à imposer ce « nouveau » mode d’énergie. Volvo a fait un autre pari : celui de coupler les deux et ainsi proposer un modèle hybride que l’ont peut recharger et ainsi rouler en tout électrique si on le souhaite… sans jamais craindre la panne sèche. Frein qui reste selon moi le plus important des voitures fonctionnant au tout électrique au vu de la faible autonomie proposée par ces dernières et surtout du faible nombre de bornes de recharge.

La V60 propose donc 3 modes de conduite : un mode full thermique Diesel (et il reste bon de le préciser, même si l’hybride diesel tend à se démocratiser) qui propose une puissance de 215 ch (il s’agit en fait du D5 qui équipe les V60 plus traditionnelles) et permet donc à la V60 de s’élancer plutôt rapidement (malgré le gabarit et le surpoids de 300 kg) ; un mode hybride classique (électrique à vitesse réduite, thermique lorsque l’on monte dans les tours) et un mode full électrique grâce à un petit moteur de 70 ch et avec une autonomie de 50km max (tablez plutôt sur une moyenne de 30-40 km). C’est certes relativement faible, mais il s’agit ici plutôt d’un moteur d’appoint pour des petits trajets quotidiens. Au total, on obtient une puissance de 280 ch (chez Volvo, 215 + 70 = 280…).

Pour résumer et pour faire simple, la V60 Plug-in Hybrid c’est le bloc D5, un turbodiesel 2,5L de 215 ch sur le train avant couplé à un moteur électrique de 70 ch sur le train arrière. Et donc 4 roues motrices quand vous activez toute la puissance de la bête.

Clairement, ne nous leurrons pas, les personnes qui choisissent de se tourner vers l’hybride (ou le tout électrique) ne le font pas (que) pour des raisons environnementales. Le porte-monnaie reste le facteur, potentiellement, le plus important dans ce choix… et même si l’achat, au départ, est bien souvent plus important, c’est sur le long-terme qu’il faut recalculer les dépenses et donc les économies potentielles.

Et cette V60 Plug-in Hybrid ne déroge pas à la règle. Avec un prix d’appel avoisinant les 60 000€, on est clairement sur un produit haut de gamme (+15 000 € par rapport à une V60 D5 AWD). Côté conso, sur 6 jours, notre moyenne s’est figé aux alentours de 6 L/ 100 km, le tout en rechargeant 2 fois les batteries pour alimenter les 70ch de l’électrique. 6 L /100 km pour un break proposant 280 ch, on arrive à des stats plutôt correctes et surtout très raisonnables. Et pourtant, j’ai le pied un peu lourd…

Et donc, disposer de 280 ch sous le pied droit c’est flatteur. Pour la marque, évidemment, mais aussi et surtout pour le conducteur, potentiellement un brin écolo, possesseur d’une V60 Plug-in Hybrid.

Clairement, toutes ces explications un peu compliquées peuvent donner l’impression que l’usage de cette voiture est complexe. Alors que c’est tout le contraire. Tout est fluide. Le passage d’un mode à l’autre se fait dans la discrétion la plus totale.

Si on met de côté la motorisation pour s’attarder un peu plus à l’intérieur de cette Volvo… évidemment, il n’y a rien à redire. Comme d’habitude. Des finitions, des équipements, des matériaux parfaits. A la hauteur du segment premium Allemand. Comme d’habitude. Tout est bien pensé, ergonomique, pratique… avec des aides à la conduite toutes plus folles les unes que les autres, et comme sur la V40 Cross Country, qu’on aime pouvoir déconnecter mais qu’on apprécie avoir sous la main dans certaines situations. Notamment les feux qui s’adaptent et basculent de feux de route à feux de croisement en approche d’une source lumineuse. On peut aimer conduire sans avoir envie de sans arrêt tripoter les commandes…

Même chose côté design (et c’est encore plus vrai sur la version 2014, l’autre donc, pas celle que nous avons essayé). Un design élégant, harmonieux, à en faire pâlir certaines berlines. Comme d’habitude chez Volvo. Seul bémol, le coffre. Déjà un peu faible à la base, il en perd encore avec les batteries qui viennent manger de la place. Et il est vrai que quand on prend possession d’un « break », il faut dire ce qui est, on s’attend à pouvoir en transporter d’avantage.

Le bilan ? Parfaite, comme d’habitude pour ce qui est de Volvo. Tant sur la motorisation, qui offre des possibilités vraiment intéressantes que sur le design et l’habitacle.

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+ On aime 
: la fougue du D6 / la conso modérée (évidemment) par rapport à la puissance développée / la boite Geartronic, efficace / le design, l’équipement et tout le reste… parce qu’on aime Volvo
 On regrette : le prix quand même / la capacité du coffre (même si on comprend bien pourquoi elle est si réduite) /

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Plus de photos :

Encore merci à Volvo France pour la confiance et le prêt de cette V60.

primark

Tombé dans une caisse de Majorette® (les voitures, pas les filles) quand j'étais tout petit, je suis passé à l'échelle 1/1 en grandissant. Frustré quand je suis passager, j'aime conduire, surtout les voitures de papa. Et sinon dans la vraie vie, je suis community manager dans une agence qui élève aussi des kangourous.
  1. Pingback: Flat Out* » Volvo V60 Plug-in Hybrid. Bra...

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