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Dacia Duster. Low-cost, Haute motricité.

 Modèles essayés : Dacia Duster TCE 125 Lauréate (4×2), Dacia Duster DCI 110 Prestige (4×2) et Dacia Duster DCI 110 Ambiance (4×4)

« Si vous cherchez un 4×4 juste pour grimper… dans l’échelle sociale, juste pour vous faire remarquer… sur les grands boulevards, juste pour impressionner les collègues de bureau, juste pour briller en société ; vous pouvez juste… aller voir ailleurs ». Ce n’est pas nous qui le disons, mais bien Dacia, dans la récente campagne de pub mettant en avant le nouveau Dacia Duster.

Certes, il s’agit du nouveau Duster, mais le concept reste inchangé. Un seul mot d’ordre : rationaliser. Et c’est encore plus vrai sur cette version 2, puisque les nouveautés qui ont été apporté au Duster restent minimes, l’objectif étant toujours de proposer un véhicule très (très) bon marché. Pari réussi puisque le Duster 2 affiche un prix d’appel moins cher que la version 1. Surréaliste. Pas pour Dacia.

Alors, justement, qu’est-ce qui a changé ?
A l’extérieur, le plus gros changement concerne la calandre et les blocs optiques. Pas de modification dans la forme mais le dessin intérieur a été retravaillé et apparaît plus complexe que sur la version précédente. Même chose pour les blocs optiques arrières qui subissent également un léger make-up. Dernier point qui bénéficie d’un changement à l’extérieur, ce sont les barres de toit ; ces dernières prennent du volume et récupèrent l’inscription « Duster ». Ces petites retouches donnent au nouveau Duster plus de personnalité et renvoient une impression de montée en gamme avec un véhicule qui apparaît plus cossu. De quoi lui donner un second souffle.

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A l’intérieur maintenant…
Encore une fois, les changements n’apportent pas de révolution. La planche de bord a cependant été totalement revu. La console centrale peut adopter, en option, le système multimédia de Renault, Media Nav. En revanche, si cette dernière à été revu en façade, la face cachée elle ne change pas… et c’est justement Media Nav et son écran tactile (plutôt réussi soit dit en passant) qui en subit les conséquences. L’écran se retrouve très mal placé et surtout beaucoup trop bas à cause des conduits d’aération. Mais bon…

Revenons à notre essai. Nous partons donc de Marseille au volant d’un Duster TCE 125 4×2 en finition Lauréate pour cette première journée. Le TCE 125 est la grosse nouveauté mécanique du Duster.
Premiers tours de roue… On se rend compte qu’on a oublié de régler les rétros (oui ça arrive, même aux meilleurs). Et là, petit drame. On a à vrai dire, eu un peu de mal à trouver la commande… Rien aux endroits habituels. Bon. Finalement c’est -sous- le frein à main qu’elle se trouve. Pourquoi pas… Le seul hic, c’est quand le frein à main est baissé, il vous faudra faire un peu de gym. Peu importe… Nous prenons donc la direction des Alpilles et premier terrain que nous affrontons : l’autoroute. Sur le plat, aucun soucis, le TCE 125 fait le job comme il faut. En revanche, quand le dénivelé de cette voie rapide commence à s’accentuer, clairement, le Duster perd un peu de son aise.

Nous sortons rapidement de l’autoroute pour rejoindre les petites routes provençales, ses lacets et ses petits dénivelés. Et là c’est tout autre chose. C’est ICI le terrain de jeu du Duster TCE 125 qui s’avère finalement relativement pêchu. Avec son poids plutôt contenu, on se prend à jouer et à prendre les virages de façon serrée. Sur notre route, nous croisons bon nombre de petits chemins tous plus accidentés les uns que les autres… et clairement, nous mettre un « crossover » entre les mains, même en 4×2, c’est nous tenter.

Evidemment, on ne peut s’empêcher de l’emmener rouler dans la boue et dans quelques trous. Il n’était évidemment pas question de rendre le Duster propre. En même temps avec un nom pareil, il le cherche aussi.
Même en version 4×2, le Duster avec sa garde au sol rehaussée, s’en sort très bien. Evidemment, il n’est pas question de faire les fous, l’idée n’est pas de rester coincés dans la boue…

Notre périple nous amène jusqu’au petit village des Baux-de-Provence où Dacia à installé et recréé une véritable piste 4×4. Oui, parce que les choses sérieuses commencent maintenant.
On rend les clés du 4×2 pour monter dans un Duster DCI 110 et en version 4×4 cette fois-ci. On troque nos co-pilotes contre des formateurs aguerris aux pistes tous-terrains pour s’élancer dans la boue et dans la nuit humide.

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On passe la première (seul rapport qui nous aura servi pour ces épreuves de franchissement) pour arriver sur la première étape : un trou. Clairement, on se dit tous que le Duster ne passera pas. Ca glisse mais finalement le Duster s’en sort haut la main. Deuxième étape, moins surprenante, encore que la boue et la pluie ne nous rassurent guère : une pente latérale à 25°. On a clairement la sensation de n’être que sur deux roues mais ça passe.

3ème étape et c’est là que ça se gâte : l’épreuve du croisement de pont. L’idée (drôle d’idée d’ailleurs) : rouler sur un terrain « miné » ou vous n’aurez, quoi qu’il arrive, que 3 roues au sol (si tout va bien). Ca secoue, le volant ne demande qu’à partir vers le trou… mais c’est marrant. Et le Duster encore une fois s’en sort sans jamais toucher et sans jamais rester bloqué.

Quelques étapes nous permettent, toujours dans la boue, histoire d’accroitre un peu les difficultés, de mesurer les qualités du Duster, rayon de braquage, blocage de différentiel, angle d’approche (29,3°), angle de fuite (34,9°), etc.

Dernière étape et non des moindres : le passage de guet. Epreuve que l’on pense souvent réservée au plus grands franchisseurs, Jeep Wrangler, Land Rover Defender… mais aussi maintenant, Dacia Duster (on dirait qu’ils l’ont fait exprès, tous ces modèles riment avec franchisseurs… fin de cet aparté poétique). Le passage de guet, ça passe ou ça casse. Un peu trop d’eau, un peu trop profond et la voiture risque de s’immobiliser. L’idée c’est bien sûr de rentrer à vitesse ultra-réduite afin d’éviter les vagues et donc de noyer le moteur.
Encore une fois, le Duster s’en sort haut la main…

Moralité de ce workshop 4×4 : le Duster en est un vrai, un dur. Il n’a pas du tout à rougir des références du segment. Clairement, on le sait bien, la majorité des ventes du Duster se feront en 2 roues motrices. Et puis, les acheteurs du 4 roues motrices ne feront probablement pas de franchissement. Mais, savoir qu’il est capable de se sortir des situations les plus extrêmes pourra certainement en rassurer plus d’un.

Deuxième jour, on prend cette fois les commandes d’un Duster équipé du DCI 110 en version 4×2 et en finition Prestige, le haut de gamme Dacia. A l’intérieur peu de changement, si ce n’est la sellerie avec l’apparition dans l’habitacle des sièges chauffant en cuir… Dieu merci, les matins provençaux sont un peu frais. Surtout en Novembre.

Côté conduite, le DCI est beaucoup moins joueur que son cousin le TCE 125 sur petites routes mais plus homogène sur autoroutes et voies rapides. Assez logique finalement. Et rien de bien méchant donc, mais moins fun à l’usage. Mais quel propriétaire de Dacia, même de Duster recherche le fun ?
Sur les deux versions essayées, la boite mécanique (le Duster n’est pas commercialisé en boite auto) à 6 rapports est plutôt bien étagée. L’insonorisation revue permet à cette nouvelle version de rester discrète (même avec le TCE 125).

Côté conso, on dépasse les 7 L / 100 km, un chiffre qui reste correct compte-tenue du gabarit et de l’aerodynamisme (inexistant il faut le dire) du Duster. En réalité, les deux motorisations se valent. Le DCI 110 est peut-être un tout petit peu plus homogène que le TCE 125 qui est quant à lui plus « sympathique » à prendre en main. Seul hic pour ce TCE, c’est la différence de prix, trop faible par rapport au DCI 110, notamment à cause du nouveau baromètre de calculs des bonus/malus.

Et donc, tout ce que l’on pourrait reprocher au Duster sont en fait les éléments qui font la signature de Dacia. Du rationnel, du fonctionnel, du minimalisme. Et un prix bas. Alors si on avait à relativiser et à ne pas comparer le Duster à des Qashqai ou autres, on dirait que c’est finalement, et surtout dans cette version restylée (plus que nouvelle), une bonne voiture pratique et quand même plutôt agréable à conduire.

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+ On aime 
: sa motricité, nom de Dieu, avec un potentiel assez dingue en 4 roues motrices / son prix, son prix, son prix, encore plus bas que sur la version précédente et qui reste quand même la principale motivation à l’achat de cette voiture / le facelift qui nous donne l’impression d’une (petite) montée en gamme /
 On regrette : le système multimédia Media Nav : mais qui a eu l’idée de le placer ici ? / qualité et finition toujours un peu faible… mais bon /

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Plus de photos :

Un IMMENSE merci à Renault / Dacia, Maya et Benjamin, pour ces deux jours d’essais en plein coeur de la Provence, merci à Franck, un jour pilote, un jour co-pilote et à Antoine pour les débats du soir (on a toujours besoin de débattre le soir). Allez salut.

Tombé dans une caisse de Majorette® (les voitures, pas les filles) quand j'étais tout petit, je suis passé à l'échelle 1/1 en grandissant. Frustré quand je suis passager, j'aime conduire, surtout les voitures de papa. Et sinon dans la vraie vie, je suis community manager dans une agence qui élève aussi des kangourous.

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