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Mazda CX-5. Véritable Outsider.

Modèle essayé : Mazda CX-5, 2.2 Skyactiv-D 150, Dynamique 4×2

Chez les constructeurs Japonais, il y a deux « écoles ». Les « grand public », commercialisés à grande échelle : Toyota et Nissan principalement. Et puis, il y a les plus discrets, plus confidentiels, les outsiders : Honda, Subaru ou Mitsubishi… Mazda fait partie de ceux là. Là ou les amateurs penseront au MX-5 ou à la regrettée RX-8 à l’entente du nom de la marque, il faut le dire, Mazda reste une marque confidentielle pour un consommateur dit « lambda ». Avec une gamme relativement réduite, la marque ne peut pas, encore aujourd’hui, rivaliser avec les plus grands. Et pourtant…

Et pourtant, Mazda a depuis 3 ans maintenant revu complètement sa gamme. Du design aux motorisations en passant par les technologies embarquées, tout y est passé. Mazda, en s’éloignant peu à peu de Ford s’est lancé dans un gros travail de refonte en adoptant notamment le système maison appelé « Skyactiv », qui a pour but, entre autre de réduire la consommation tout en optimisant les performances mécaniques des modèles de la gamme. Et c’est justement le CX-5, le premier modèle Mazda à avoir embarqué ce système.

C’était donc, pour nous, la première fois au volant d’une Mazda. Et comme pour toute première fois, on s’imagine souvent des choses avant. Positives… et moins positives. C’était un peu le cas pour Mazda. Notamment et surement parce qu’on avait en tête, l’image de la marque avant son gros coup de jeune. Et puis on a pris en main le CX-5…

A l’extérieur, le CX-5 est beau. Moderne, simple mais efficace. Le CX-5 reprend le design Kodo, signature des récents modèles Mazda avec entre autre, cette grosse bouche en forme de gros diamant, souligné d’une baguette chromée qui vient mourir, de chaque côté, à l’intérieur des feux. Ce design, simple, donne au CX-5 une réelle identité et lui permet une reconnaissance aisée.

Pas de fioriture donc, mais, dès l’extérieur, on sait déjà que le modèle est relativement bien équipé… avec notamment les feux au Xénon (reconnaissable facilement), les radars de stationnement (AV-AR), les petites caméras sur le pare-brise qui ressemblent à des avertisseurs… Alors que le modèle que nous avions entre les mains n’était que la version intermédiaire.

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A l’intérieur… quand on monte à bord, on est un peu déçu. On ne retrouve pas la jovialité extérieure (il faut dire que le CX-5 dont nous disposions était vêtu de sa parure « Sky Blue » qui lui va à merveille). En fait, l’intérieur est même un peu triste… Tout est très noir et relativement austère. La sellerie pourrait même paraître un peu « cheap ». La sellerie cuir, disponible sur la finition supérieure doit clairement le mettre plus en valeur… Néanmoins, rien à redire du point de vue des finitions et des ajustements, aux standards actuels. Et c’est notable.

Qu’à cela ne tienne, même si l’habitacle n’est pas spécialement des plus accueillant, on s’y sent plutôt bien, et surtout en sécurité. La position de conduite, SUV oblige, vous permet de dominer la route aisément avec une très large visibilité. Et puis… Ce que nous pensions en l’observant attentivement de l’extérieur se confirme à l’intérieur.

Les équipements sont au rendez-vous. Avertisseurs d’angles morts, de franchissements de ligne, aide au freinage d’urgence, système Stop & Start (i-Stop chez Mazda), feux au Xénon… directionnels. Bref, TOUT est là. Tout ce dont vous pourrez avoir besoin est dans ce CX-5 (qui rappelons le encore une fois, n’était pas un modèle haut de gamme).

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Tout est là… mais tout est là sous forme d’abréviations et de logos spécifiques à la marque (comme chacun… il n’y a pas de normes concernant les nominations de ce type d’équipement). Et on aurait presque tendance à s’y perdre. Surtout que lorsque nous prenons la route pour un week-end, pour parcourir 600 ou 700 kms, nous n’apprenons pas forcément le manuel par coeur (si vous achetez une voiture, pensez à le faire, vous découvrirez surement des fonctionnalités ou spécificités que vous n’auriez même pas imaginé sur votre nouvelle acquisition… que ce soit chez Mazda ou autre d’ailleurs).

Mais les équipements sont là… et c’est le principal.

Mais ils sont comme ça chez Mazda. Aucune option au catalogue… mais en parallèle, vous aurez quoi qu’il arrive un très très bon niveau d’équipement. Au moins, vous n’aurez pas de surprise « salée » en signant le bon de commande. En fait il y a des options. Juste deux : la peinture métal, classique, et la boite auto. Oui, parce que tous les modèles et TOUTES les motorisations sont disponibles en boite mécanique de série, ou automatique, en option. Ce qui n’est pas forcément le cas chez les concurrents (notez le bien).

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Du point de vue de la motorisation maintenant.
D’abord, en montant à bord et en le démarrant, le CX-5 dont nous disposions, équipé d’un 2.2L Diesel se fait entendre… Un peu trop. Mais un bruit qui tend à disparaitre progressivement au fil des kilomètres et finit par se faire presque oublier. Et puis on a jamais demandé à un Diesel de faire un beau bruit. Ca arrive, mais c’est rare.

La boite est plutôt bien étagée et est très agréable à l’usage. Il en est de même pour la direction, très précise. Les 150ch permettent de pousser le CX-5 jusque dans ses retranchements en prenant vraiment son pied au volant. De base, il se veut plutôt tranquille et est plutôt axé sur le confort de conduite. Il ravira certainement bon nombre de pères de famille… Et si ces derniers sont pris d’une folle envie de « puissance », ils ne seront pas déçus. Le CX-5 s’en sort plutôt bien… Et cache surtout bien son jeu.

Côté consommation, sur un week-end ou nous avons parcouru un peu plus de 700 kms, alliant autoroute, ville et petites routes sinueuses, on se retrouve à une moyenne d’un peu plus de 6L / 100km, très raisonnable donc pour ce genre de SUV. Un modèle peu gourmand donc.

Avec la version 4×2 de notre essai, évidemment pas question d’aller tenter le franchissement, mais sa garde au sol rehaussée permet quand même de sortir un peu des sentiers battus et d’aller s’aventurer sur des petits chemins terreux ou caillouteux (à condition d’éviter la boue). Bref, une vraie polyvalence, pour séduire une clientèle assez variée… et qui en veut pour son argent.
Parce que même si notre modèle d’essai se négocie à un peu plus de 30 000 €, vu l’agrément, cette somme reste très correcte (oui sans option, mais comme il n’y en a pas) :)

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On attend maintenant, de pouvoir essayer les récentes Mazda 3 et Mazda 6, équipées elles-aussi du système Skyactiv, encore amélioré depuis… Et puis le MX-5, évidemment, qui devrait on l’espère, lui aussi, subir ce rajeunissement :)

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+ On aime 
: un peu tout… la jolie découverte de la marque / la relative polyvalence du CX-5, même en 4×2 / les agréments de conduite / le design plutôt moderne / les équipements très très très corrects pour ce niveau de gamme
 On regrette : de ne pas avoir essayé la version 4×4 / que l’esprit plutôt « fun » de l’extérieur soit totalement absent à l’intérieur, un peu austère du coup / que la marque soit encore trop confidentielle et qu’on ne croise pas plus de CX-5…

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Plus de photos :

Merci à Marie et Mazda France, qu’on a un peu « harcelé » pour essayer ce CX-5 ;)

 

Tombé dans une caisse de Majorette® (les voitures, pas les filles) quand j'étais tout petit, je suis passé à l'échelle 1/1 en grandissant. Frustré quand je suis passager, j'aime conduire, surtout les voitures de papa. Et sinon dans la vraie vie, je suis community manager dans une agence qui élève aussi des kangourous.

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