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Citroën DS5. Survol en première classe.

Modèle essayé : Citroën DS5 THP 200, Sport Chic

Berline ? Non. Break ? Pas vraiment non plus… Airbus ? Peut-être. Routière, certainement. Difficile de ranger la DS5 dans une catégorie que nous connaissons. Elle est l’un de ces ovnis du monde de l’automobile, qui interpelle, intéresse mais ne laisse pas indifférent. S’il fallait obligatoirement lui trouver des concurrentes, on se tournerait probablement vers la Série 3 GT chez BMW et l’hypothétique CLA Shooting Brake chez Mercedes (si jamais ils se décidaient), ces sortes de break, un peu coupé.

Parlons d’abord de sa ligne…
Massive, imposante et en même temps, pleine de finesse et d’élégance. Une silhouette monovolume, loin du traditionnel volume tricorps des classiques berlines haut de gamme.

Du chrome par ci par là vient agrémenter et souligner les lignes de cette sculpturale DS5. Les bas de caisse évidemment, les énormes ouïes qui font office de sorties d’échappement à l’arrière mais aussi et surtout, ces deux sabres qui naissent à l’extrémité des optiques pour venir mourir sur les montants de portière en englobant l’imposant capot. Du chrome omniprésent mais qui amène une réelle fluidité dans le design de cette auto.

Un toit vitré (en réalité 3 ; conducteur, passager et arrière) qui assure le prolongement entre le pare-brise et la lunette arrière. Toute petite lunette arrière (et surtout ridicule petit essuie-glace, qui honnêtement ne sert absolument à rien… il doit mesurer au grand max 15 cm) qui limite un peu la visibilité mais qui donne à la DS5 un très joli « cul ». Parce qu’ajouté à cette face, on retrouve de magnifiques feux avec une légère forme de boomerang… C’est vu de derrière que la DS5 est la plus séduisante avec son coffre légèrement galbé qui lui offre de jolies rondeurs.

Un design qui interpelle, attire, séduit… et met tout le monde d’accord.

L’originalité n’a clairement pas toujours payé en automobile. Souvenez-vous, l’Avantime chez Renault, ou dans une moindre mesure la Vel Satis. Deux véhicules premium, aux looks originaux… Difficile de rationaliser puisque la DS5 joue clairement dans la même catégorie mais s’en sort visiblement beaucoup mieux du côté des ventes. Bref.

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A l’intérieur, on retrouve très clairement l’esprit découvert à l’extérieur.
Encore une fois, cela ne ressemble à rien d’autre d’existant. Ah si… probablement le poste de commandement d’un avion de ligne.

Un levier de vitesse carré qui rappelle très clairement une commande tout droit venue de l’aéronautique. Oui oui, carré. Et pourtant tellement agréable à l’usage. Ce n’est pas la forme que l’on pourrait imaginer des plus pratiques pour un levier de vitesse et c’est pourtant probablement celui que j’ai trouvé le plus confortable de toutes les autos essayées. Cockpit d’avion de ligne aussi parce que l’habitacle de cette DS5 est remplie de boutons. Des boutons partout, en haut, en bas, en face, à droite, à gauche.

Des boutons partout et pourtant tout tombe sous la main et chaque commande est à sa place et la prise en main est évidente. Paradoxal, oui. Bien pensé surtout.

Les commandes de vitres, en bas… les commandes des stores de toit et de l’affichage tête haute en haut, logique en fait. « Les » stores de toit, oui parce qu’il y en a 3 ; chacun gère l’occultation de son rayon de soleil. Le conducteur donc, mais chaque passager peut choisir l’option « vue sur ciel » s’il le souhaite. Et c’est non négligeable… Oui, pensez à ces pères de familles, pas forcément toujours d’accord avec maman, et encore moins avec les enfants.

L’affichage tête haute s’avère être très très efficace et des plus optimal puisque les informations de conduites (vitesse, navigation, régulateur…) ne sont pas projetées sur le pare-brise directement mais sur une lame de plexiglas, verticale. Verticale et donc plus confortable.

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De jolies leds illuminent le cockpit de la DS5, lui-même parsemé de petites touches de rouges qui viennent éclairer les contreportes, les ouvertures de portes…

Et les sièges… Cette assise, est-il utile d’en parler ?
Un cuir magnifique évidemment, parcouru de jolies surpiqures blanches, que l’on retrouve sur le volant, les assises, les contreportes…
Mais surtout, de jolies sièges bien enveloppant qui procurent un parfait maintien… Et puis chauffant, ça devient un standard sur ce genre de véhicule… mais massant surtout. Massant et offrant des possibilités de réglages hors-pairs.

D’un point de vue « infotainment », on est un peu déçu. La navigation et surtout l’affichage pourrait presque paraître obsolète. Mieux que dans la DS3 certes… mais la prise en main est elle, clairement optimisée et simplifiée.

Bref, l’intérieur ne remet pas du tout en question le statut de véhicule premium de cette DS5 et surtout ne déçoit pas.

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Côté motorisation maintenant…
On avait pu prendre en main le THP dans sa version 1,6L de 155ch sur la DS3 Cabrio. On l’avait trouvé joueur, très joueur même, mais la boite un peu trop imprécise et la direction trop molle ne nous avait pas entièrement convaincu…
Cette fois, il s’agissait du THP, dans sa version 1,6L toujours mais de 200ch cette fois. Presque 50ch de plus déjà, mais surtout une voiture beaucoup plus grosse et beaucoup plus lourde…
Et pourtant.

Sur autoroute, la conduite est très très appréciable, relativement linéaire mais confortable. Les quelques accélérations font vrombir les sorties d’échappement. Et quand on arrive sur routes sinueuses en pleine campagne c’est là que le THP 200 dévoile tout son intérêt… Une accélération qui à tendance à vous coller au siège, des prises de virages sans roulis et une parfaite tenue de route vous incite à appuyer encore un peu plus.

Un vrai régal et ce quelque soit le style de conduite. Petit pépère tranquille à 130 sur autoroute, ou fan de Sebastien de Loeb sur routes de campagne (ok, on va un peu loin…). Du coup, côté conso, on reste raisonnable : 10L/100km en moyenne durant notre périple de 700km.
Raisonnable, parce qu’avec un essence turbo de 200ch sur une voiture de ce gabarit, on aurait pu faire pire.

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Bref, un vrai plaisir, et ce dans toutes circonstances. Originale, confortable, agréable, relativement pratique au quotidien.
Reste son prix… Comptez 40 000€ pour la version que nous avions en essai. C’est pas donné… mais c’est le prix à payer.

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+ On aime 
: le cocon dans lequel on se retrouve en prenant le volant de cette DS5 / la fougue du THP200, qui vous colle au siège et vous donne la banane sur les petites routes sinueuse et qui vous porte tout en douceur sur autoroute / que même après quelques années, on continue de se retourner à son passage
 On regrette : bonne question…

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Plus de photos :

Merci à Citroën pour le prêt.

primark

Tombé dans une caisse de Majorette® (les voitures, pas les filles) quand j'étais tout petit, je suis passé à l'échelle 1/1 en grandissant. Frustré quand je suis passager, j'aime conduire, surtout les voitures de papa. Et sinon dans la vraie vie, je suis community manager dans une agence qui élève aussi des kangourous.

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